Modulation nutritionnelle de l’impact de la neuroinflammation sur la neurotransmission monoaminergique chez la souris

L’importance de l’inflammation au niveau du système nerveux central est aujourd'hui bien reconnue dans les troubles de l’humeur, dont l’anxiété et la dépression.

L'un des mécanismes impliqués est la perturbation de la fonction de neurotransmission monoaminergique, en particulier dans des régions cérébrales importantes pour le contrôle de l’humeur, la gestion du stress ou encore la mémoire. Il a été en effet montré que des messagers moléculaires du système immunitaire libérés massivement lors d’une infection, les cytokines inflammatoires, modifient l’activité de certains neurotransmetteurs, comme la sérotonine ou la dopamine, entraînant l’apparition de troubles comportementaux similaires à ce qui est décrit dans la dépression.

L'objectif du projet est d'étudier chez la souris les mécanismes par lesquels les facteurs inflammatoires impactent ces voies de neurotransmission. Nous focalisons sur les effets de l’inflammation sur le rôle du BH4, cofacteur indispensable à la synthèse de monoamines, et de son implication dans la survenue des troubles de l’humeur.

Ces travaux sont menés chez la souris par une approche expérimentale et mécanistique qui inclut des mesures comportementales et neurobiologiques. A terme, l’apport de micronutriments aux propriétés immunomodulatrices pourrait être une stratégie de choix pour prévenir les effets délétères de la neuroinflammation, notamment dans des situations physiopathologiques particulières telles que les maladies neurodégénératives.

Responsable du projet

Hortense Fanet est titulaire d’une licence en Science et Technologie de l’Université de Grenoble et d’un master Neurosciences et Neuropsychopharmacologie de l’Université de Bordeaux.
Grâce à ses études, elle a su développer des compétences en:

  • analyse comportementale;
  • microdialyse intracérébrale sur animal anesthésié et vigile;
  • dosage de neurotransmetteurs par HPLC/détection électrochimique;
  • expression génique par PCR;
  • expression protéique par Western Blot;
  • immunohistochimie;
  • microscopie super-résolutive.